Comment et pourquoi la vérité a été escamotée

Magazine Marianne | 20/03/2000 | Archives

C'est un scandale énorme qu'a révélé le journal Libération, sous la plume de Stephen Smith, mais auquel, bizarrement, les grands médias ont fait très peu écho. Selon notre confrère, un rapport confidentiel de l'ONU, largement recoupé par d'autres témoignages, démontre très clairement que le «génocide» anti-hutu du Rwanda a été intentionnellement provoqué par un attentat (dont les présidents du Rwanda et du Burundi ont été victimes) organisé par les Tutsis du Front patriotique rwandais. C'est-à-dire par les maîtres actuels du pays.


En clair, les «durs» de la rébellion tutsie contre le régime hutu, au moment où une négociation de paix était en voie d'aboutir, ont sciemment, par un acte terroriste, provoqué l'explosion de haine ethnique dont des centaines de Tutsis ont sans doute été victimes, mais qui leur a permis de prendre le pouvoir.


Louise Arbour, l'ancien procureur général du Tribunal pénal international, a tout fait pour «enterrer» le rapport et stopper les investigations. Pourquoi ? Parce que, comme pour la Yougoslavie, le verdict qui départageait innocents (les Tutsis) et coupables (les Hutus) avait été décidé d'avance et qu'il n'y avait pas lieu de le remettre en question.