Soustitre
Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a annoncé, mercredi 15 juin, que la France « serait prête » à intervenir au Rwanda avec ses principaux partenaires européens et africains, « si les massacres continuent et si le cessez-le-feu n'est pas respecté ». Cette intervention aurait pour but de « protéger les groupes menacés d'extermination », a précisé le chef de la diplomatie, qui a fait cette déclaration après un conseil des ministres restreint auquel assistait le président François Mitterrand. Un calme relatif régnait à Kigali, mercredi après-midi et jeudi dans la matinée, après l'annonce du cessez-le-feu négocié en marge du sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Tunis. / Agir mais comment ?
Résumé
Autant les justifications avancées par la France pour intervenir au Rwanda sont claires et nobles, autant les modalités de cette intervention sont floues. En particulier, comment la France, considérée comme la moins neutre des puissances occidentales, pourrait-elle passer outre les avertissements du FPR ?