Résumé
- "Au Rwanda la guerre est finie", c'est ce qu'a affirmé le général Kagame, homme fort du Front patriotique rwandais qui contrôle désormais la quasi-totalité du pays.
- Si le FPR décide de mettre fin aux hostilités, le Rwanda est en proie à une véritable catastrophe humanitaire. Notamment à Goma à la frontière zaïroise, où hier [17 juillet] plusieurs obus sont tombés sur un camp de réfugiés.
- Ils cherchent parmi les cadavres peut-être un de leurs parents, un de leurs enfants. Une centaine de morts, tués par les obus de mortier ou piétinés dans la panique qui a suivi. Une centaine de morts et des dizaines de blessés qui ne pourront pas tous être secourus.
- Face à l'horreur indescriptible, ceux qui tiennent encore debout regardent, hagards, comme sonnés par l'ampleur du drame. Et la liste des orphelins s'allonge : "enfants non accompagnés" indique pudiquement ce registre sommaire.
- Une médecin du CICR : "Vous savez qu'il y a plus d'un million de déplacés, et qui meurent le long des routes faute d'eau et faute de nourriture. Plus 300 blessés militaires qui attendent dans un camp à côté. Donc ça ne fait que s'ajouter à la tragédie qui est déjà en cours".
- Tragédie, catastrophe humanitaire annoncée. Un million de réfugiés rwandais sont menacés. Quand ce n'est pas par les combats, c'est par la dysenterie, le paludisme ou le manque d'eau qui commence à se faire cruellement sentir.
- Le FPR a beau annoncer que la guerre est finie, les réfugiés continuent d'affluer à la frontière zaïroise à Goma, mais aussi plus au sud à Bukavu.