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Mise à jour :
5 août 2022 Anglais

La capitale du Rwanda est à feu et à sang après l'attentat qui a coûté la vie aux deux chefs d'État africains et dans lequel la garde présidentielle a été mise en cause

Fiche Numéro 29498

Numéro
29498
Auteur
Duprat, Florence
Auteur
Korkikian, Jérôme
Auteur
Bouchaud, Hervé
Date
8 avril 1994
Amj
19940408
Heure
07:30:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 7 h 30
Titre
La capitale du Rwanda est à feu et à sang après l'attentat qui a coûté la vie aux deux chefs d'État africains et dans lequel la garde présidentielle a été mise en cause
Soustitre
La crainte aujourd'hui, c'est que cette mort relance la guerre interethnique dans ces deux pays. Depuis des générations au Rwanda et au Burundi, deux tribus s'affrontent : les Hutu majoritaires et les Tutsi minoritaires.
Taille
23542 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Le corps de François de Grossouvre, l'ancien conseiller de François Mitterrand, a été découvert peu après 20 heures, hier soir, un révolver à la main, dans son bureau de l'Élysée. La police judiciaire a été appelée par la présidence pour procéder aux constatations d'usage.
- À 76 ans, François de Grossouvre était, dit-on, très fatigué. Depuis 1985 son rôle à l'Élysée avait décliné. Finies les missions secrètes en Afrique, en Corée ou au Liban, notamment pour vendre des armes. Son action était jugée trop encombrante par plusieurs ministres.
- Il n'était plus que responsable des chasses présidentielles. Une fin de carrière que cet intime de François Mitterrand avait du mal à supporter. Depuis plusieurs mois, il laissait apparaître devant ses visiteurs la déception de ne plus la…, avoir la place qu'il avait auprès du Président.
- En septembre dernier, François de Grossouvre avait été entendu par le juge Jean-Pierre dans l'enquête sur les comptes de Patrice Pelat, un autre intime du Président.
- À l'étranger, Kigali, la capitale du Rwanda, est à feu et à sang après l'attentat qui a coûté la vie aux deux chefs d'État africains et dans lequel la garde présidentielle a été mise en cause. La violence s'est déchaînée : massacres, pillages, enlèvements. Le pays sombre dans la guerre civile.
- Situation explosive à Kigali. Après une nuit d'émeutes et d'affrontements, la confusion la plus totale règne ce matin dans la capitale du Rwanda.
- Seule certitude, la mort du Premier ministre, Madame Agathe Uwilingiyimana, et de 11 Casques-bleus belges, sans doute assassinés par la garde présidentielle.
- Une garde forte de 6 à 700 hommes, soupçonnée aujourd'hui d'être à l'origine de l'accident d'avion qui a provoqué mercredi [6 avril] la mort des deux chefs d'État du Burundi et du Rwanda.
- La crainte aujourd'hui, c'est que cette mort relance la guerre interethnique dans ces deux pays. Depuis des générations au Rwanda et au Burundi, deux tribus s'affrontent : les Hutu majoritaires et les Tutsi minoritaires.
- En octobre dernier déjà, une guerre civile au Burundi avait entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes et provoqué l'exil de 700 000 habitants.
- Actuellement, 600 ressortissants français vivent au Rwanda. Le gouvernement étudie en ce moment même leur éventuelle évacuation.