Résumé
- À la demande de la France, le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé un cessez-le-feu immédiat au Rwanda pour protéger les populations civiles en fuite devant la progression des rebelles.
- Une première colonne de réfugiés. Un peu plus loin, une autre colonne. Une route près de la frontière zaïro-rwandaise. Ils seraient un million et demi à fuir les combats dans la plus grande panique.
- C'est pour éviter une catastrophe humanitaire sans précédent que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, à la demande de Paris, dans la nuit une déclaration lue par son président. "Le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu immédiat et sans préalable" [Jamsheed Marker] et demande à la communauté internationale de répondre au plus vite aux besoins des réfugiés en fuite devant l'avancée du Front patriotique rwandais.
- À Ruhengeri, au nord-ouest du pays, poussés par les bruits des combats, les réfugiés avancent vers la zone de sécurité française. Une fuite sous les balles avec le minimum vital.
- À quelques kilomètres de là, une autre marche, inexorable. Pas une plainte, pas un regard. Ce sont les premiers réfugiés arrivés à Goma à la frontière zaïro-rwandaise, base française de l'opération Turquoise.
- 300 000 hier soir [14 juillet] ; 600 Rwandais arriveraient toutes les minutes à Goma. Alors que tout près d'ici, ceux qu'on appelait "les rebelles", les vainqueurs aujourd'hui, fêtent leur victoire sur les forces gouvernementales.