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Mise à jour :
3 septembre 2026 Anglais

Pendant le conflit, des enfants blessés ont été accueillis en France. C'est le cas d'Ostwald qui n'oublie rien des massacres mais réapprend à vivre à Marseille

Fiche Numéro 36546

Numéro
36546
Auteur
Bobillier, Laurence
Auteur
Jeammet, Danièle
Date
20 juillet 1994
Amj
19940720
Heure
12:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 12 heures
Titre
Pendant le conflit, des enfants blessés ont été accueillis en France. C'est le cas d'Ostwald qui n'oublie rien des massacres mais réapprend à vivre à Marseille
Taille
18409 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Alors que les organisations humanitaires parlent de catastrophe humanitaire au Rwanda, la distribution d'aide aux réfugiés dans deux camps au nord de Goma a commencé ce matin. Et hier [19 juillet] et avant-hier [18 juillet], 120 tonnes de nourriture ont été distribuées dans le camp de Kibumba.
- La France a décidé de débloquer une aide supplémentaire de 8,2 millions de francs pour aider les réfugiés. Par ailleurs, 2 000 hommes des Nations unies devraient être déployés au Rwanda d'ici fin août pour relayer les militaires de l'opération Turquoise.
- Pendant le conflit, des enfants blessés ont été accueillis en France. C'est le cas d'Ostwald qui n'oublie rien des massacres mais réapprend à vivre à Marseille.
- Ostwald a 11 ans. Il y a quelques mois encore, il avait ses deux jambes. Mais dans la folie meurtrière des milices gouvernementales rwandaises, il a vécu le pire. Quand le FPR a libéré le village tutsi de Kibungo, Ostwald vivait depuis huit jours dans l'église, sans manger ni boire, au milieu des cadavres et des moribonds.
- De cela, Ostwald ne parle pas. Évacué sur la France par Médecins du monde, il a séjourné 17 jours à l'hôpital de la Timone à Marseille. Son moignon de jambe très infecté a pu être sauvé, c'était la condition de son appareillage. Reste à soigner l'anémie et surtout le cœur de cet enfant meurtri. C'est le rôle de cette famille d'accueil ici à la Bédoule.
- Les parents d'Ostwald étaient en vie au moment de l'évacuation. Ils l'ont encouragé à partir et ont donné des nouvelles. Mais depuis le début de l'opération Turquoise, tous les ponts sont rompus. Monique Tous, présidente de l'association "Espoir pour le Rwanda" : "Depuis que l'armée française est rentrée, nos équipes sont parties parce qu'elles n'avaient plus la garantie d'être protégées. Maintenant, ça devrait rentrer dans l'ordre et en principe dans les jours qui viennent toutes les ONG devraient rentrer à l'intérieur du Rwanda".
- En attendant un retour chez lui dont il ne doute pas, Ostwald se glisse avec une joie non dissimulée dans le cocon offert. Au point de donner, par moments, l'illusion d'oublier l'inoubliable.