Résumé
- Des moyens dérisoires pour faire face aux besoins des milliers de réfugiés rwandais exilés au Zaïre. Les cris d'alarme se succèdent et dans les camps les épidémies menacent les plus faibles. Le choléra a fait au moins 800 morts en 24 heures.
- Le même rituel macabre : chaque jour, ils meurent par centaines. L'épuisement, la faim, la soif surtout. Et maintenant pire encore, les épidémies.
- Car le manque d'eau est le plus terrible. Une eau que les réfugiés de Kibumba vont puiser là, dans le lac Kivu, à la frontière entre Zaïre et Rwanda. Eau meurtrière, responsable des cas de dysenterie et maintenant de choléra : 800 cas ont été recensés ce matin.
- Les organisations humanitaires sur place parlent d'épidémie alors que près de deux millions de réfugiés sont entassés là, maintenant, à la frontière zaïroise. Promiscuité, absence de structures. Le choléra tue un réfugié par minute selon MSF.
- Les ONG qui annoncent l'envoi d'urgence de matériels et d'équipes spécialisées. Mais en attendant, dans les heures qui viennent, des dizaines de milliers de personnes vont être atteintes. Et face à cette urgence, toujours le même problème logistique. La trop faible capacité de l'aéroport de Goma, seul accès rapide à la région.
- En fait, la seule solution au problème est d'ordre politique et c'est le retour des réfugiés au Rwanda.