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Mise à jour :
5 août 2022 Anglais

Voici les dernières images du pays aux mille collines : des centaines de cadavres mutilés, éventrés, méconnaissables. Des hommes, des femmes, des enfants massacrés uniquement parce qu'ils étaient tutsi

Fiche Numéro 30338

Numéro
30338
Auteur
Coudenhove, Anne (de)
Auteur
Aït-Habbouche, Morad
Date
25 avril 1994
Amj
19940425
Heure
12:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 12 heures
Titre
Voici les dernières images du pays aux mille collines : des centaines de cadavres mutilés, éventrés, méconnaissables. Des hommes, des femmes, des enfants massacrés uniquement parce qu'ils étaient tutsi
Soustitre
Leurs bourreaux appartiennent tous à l'ethnie adverse des Hutu.
Taille
21406 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Un coup d'État manqué au Burundi : une tentative de putsch menée par des militaires tutsi mais les insurgés ne sont pas parvenus à rallier d'autres unités de l'armée à leur cause. Le Burundi est encore épargné par la guerre interethnique qui ravage le Rwanda voisin. Le Rwanda où chaque jour les organisations humanitaires découvrent de nouveaux massacres.
- Voici les dernières images du pays aux mille collines : des centaines de cadavres mutilés, éventrés, méconnaissables. Des hommes, des femmes, des enfants massacrés uniquement parce qu'ils étaient tutsi. Leurs bourreaux, des militaires gouvernementaux, appartiennent tous à l'ethnie adverse des Hutu.
- Le 8 avril dernier, les Casques bleus belges avaient pris sous leur protection cette population effrayée. Mais quatre jours après, les Belges sont partis. Les Hutu ont alors commencé le carnage. De ce massacre, il ne reste que deux survivants. Des miraculés : un enfant de six ans et un homme qui a encore la force de témoigner. Le rescapé : "Ma femme portait notre enfant dans le dos, dans un sac. Ils l'ont découpée à la machette parce qu'elle ne marchait pas assez vite".
- Au Rwanda, depuis plus de 17 jours, la mort règne partout. Et les bilans restent toujours approximatifs. Il y aurait déjà plus de 10 000 morts et autant, voire plus, de blessés.
- Des centaines de milliers de personnes ont été jetées sur les routes. L'exode vers le Burundi voisin est massif. Les organisations humanitaires sont là aussi complètement dépassées.