Résumé
- Au Rwanda, un nouveau soldat français a été blessé par une balle perdue.
- Par ailleurs l'aéroport de Goma dans l'Est du Zaïre a essuyé plusieurs tirs de mortiers. 10 réfugiés y ont trouvé la mort.
- Du coup, le pont aérien qui permet l'acheminement de l'aide alimentaire a été suspendu alors que l'on dénombrera bientôt un million de réfugiés rwandais.
- Ce tir de mortier-là ne les aura pas atteints. Ils pourront poursuivre leur route, fuir encore vers la frontière zaïroise. À petits pas se frayer un chemin entre les militaires sans lâcher les guenilles de son père pour ne pas le perdre dans cette marée humaine. Ce serait alors le comble du désarroi : la solitude dans ce terrain vague que l'on ose à peine appeler un orphelinat.
- Eux croient à une chance, ils ont trouvé de l'eau. Boueuse et stagnante, mais de l'eau. Elle permettra de faire bouillir quelques grains de maïs, d'attendre les avions du pont aérien humanitaire. Les deux premiers se sont posés aujourd'hui sur l'aéroport zaïrois de Goma.
- Leur mission : fournir de la nourriture aux réfugiés que l'on attend de plus en plus nombreux. Le Front patriotique rwandais vient en effet d'entrer dans la ville de Gisenyi.
- Il menace ce soir d'envahir la zone de protection mise en place par la France si l'armée ne livre pas les auteurs de massacres qui y auraient trouvé refuge.
- Les militaires tutsi désarment déjà en masse les Hutu. Mais cela ne leur suffit pas dans un pays où l'on meurt de faim mais où l'on ne manque visiblement pas d'armes.