Résumé
- Au Rwanda le nouveau gouvernement s'installe. Le nouveau Président a prêté serment aujourd'hui. Le FPR contrôle bien le pays, mis à part la zone de sécurité toujours protégée et défendue par les Français.
- Paris reconnaît la victoire du Front patriotique rwandais. Mais sur le terrain c'est toujours la tragédie : une nouvelle vague de réfugiés pénètre maintenant au Zaïre par le côté sud.
- Ce n'est plus sous les coups de machette ni uniquement de maladie que les Rwandais sont en train de mourir. C'est aussi maintenant de déshydratation, dénutrition que les gens meurent à bout de forces, sous les yeux des autres, plus résistants, en sursis. Les proches restent jusqu'au bout, près de ceux que la mort emporte sans pouvoir faire quoi que ce soit.
- L'ampleur de ce qui est en train de se produire dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre est sans précédent. Pire que la Somalie, le Kurdistan ou l'ex-Yougoslavie.
- Depuis mercredi dernier [13 juillet], ce sont 1 500 000 personnes qui ont fui le Rwanda qui est en train de se vider de sa population.
- Cet exode massif a une explication : la panique provoquée par la diffusion, par la propagande gouvernementale, de messages radio affirmant que l'avancée du FPR s'accompagnait de massacres généralisés.
- Aéroport inadéquat, convois routiers difficiles à organiser, l'aide humanitaire arrive au compte-gouttes. 60 tonnes de nourriture déjà livrées alors qu'il en faudrait 600 par jour.
- Dépassées par l'ampleur de la tragédie, les organisations humanitaires affirment que si l'aide ne s'organise pas mieux que ça d'ici trois jours, on assistera à un "incroyable désastre".