Résumé
- Au Rwanda, on est tout près d'une nouvelle grande tragédie qui serait due à la famine.
- À la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a exigé ce matin un cessez-le-feu immédiat et a demandé à la communauté internationale de répondre aux besoins des réfugiés qui sont en fuite devant les rebelles. C'est notamment le cas dans le Nord-Ouest du pays où des centaines de milliers de personnes continuent de se diriger vers le Zaïre.
- Et si c'était la politique du pire ? Car il semble bien que les autorités hutu fassent tout pour mettre la population sur les routes. L'avancée du FPR est présentée comme irrésistible, meurtrière pour les civils.
- L'arrière-garde des troupes du gouvernement provisoire couvre sa retraite à coups de Kalachnikov, quand il lui reste des munitions, au milieu d'un peuple en exode, terrifié.
- "C'est fuir ou mourir" disent-ils. Et cela permet de planquer dans la débâcle les auteurs des massacres. Chaque minute, 600 hommes, femmes ou enfants franchissent la frontière du Zaïre où les armes sont confisquées.
- La ville de Goma est transformée en un gigantesque camp où la survie ne dépend plus des combats mais de la famine qui menace à court terme. Philippe Biberson, président de MSF : "On a appris aujourd'hui qu'il y avait encore jusqu'à 900 000 personnes qui se dirigeaient vers cette région-là. Il faut absolument tenter l'impossible pour inverser ce flux de population parce que sinon, ça va devenir une véritable catastrophe".
- Faire l'impossible, c'est trouver une solution politique. Mais le FPR ne veut pas négocier avec le gouvernement provisoire hutu. Et ce dernier a fui en hélicoptère vers le Zaïre et les zones contrôlées par les Français.
- Les Français qui ont refusé de protéger ce gouvernement provisoire et qui sentent peu à peu comme un énorme piège se refermer sur eux et sur les Rwandais.