Résumé
- Le Rwanda : hier [17 juillet] des obus de mortier ont encore tué à Goma où sont réfugiés des Rwandais. Plus d'une centaine de morts. Et des rebelles du FPR ont essayé de s'infiltrer dans la zone humanitaire qu'elle [la France] a mise en place. La France, qui a alerté le Conseil de sécurité, est décidée à hausser le ton.
- Elle cherche un parent, son enfant peut-être, dans cet amoncèlement de corps. Il était 16 heures hier [17 juillet] quand les trois obus sont tombés sur l'aéroport et en plein centre de Goma.
- Goma, submergée par l'afflux de réfugiés depuis une semaine. Plus d'un million aujourd'hui. Résultat : aux morts touchés directement par les éclats, s'ajoutent des dizaines d'autres provoqués par la panique. Les enfants, les vieillards étouffés, piétinés par la foule. Bilan : une centaine de morts ce matin.
- Les tirs provenaient de l'Est du Rwanda. Des tirs dont la France impute donc la responsabilité au FPR et qu'elle condamne.
- François Rutayisire, représentant FPR en France : "Le FPR n'est pas responsable de ce bombardement sur Goma. Ce sont les éléments des Forces armées rwandaises qui essayent de provoquer un embrasement général, un engrenage dans ces combats. Le FPR se bat au Rwanda".
- Dans le même temps, Paris met en garde une nouvelle fois le FPR contre toute infiltration dans la zone placée sous sa protection suite à un nouvel accrochage hier [17 juillet].
- François Rutayisire : "Cette zone-là a été définie, de par le mandat des Nations unies, comme une zone humanitaire neutre. Or des éléments des Forces armées rwandaises, des miliciens et des responsables politiques se sont réfugiés ou continuent à se réfugier dans ce sanctuaire-là. Nous disons que, dans ces circonstances-là, le mandat qui a été défini n'est pas respecté".
- Réponse de la France : "Nous désarmons les militaires quand ils entrent dans notre zone et nous remettrons les responsables à la justice internationale".