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Mise à jour :
2 août 2023 Anglais

Le secrétaire général de l'ONU fait amende honorable en constatant son impuissance à stopper un génocide

Fiche Numéro 31543

Numéro
31543
Auteur
Ceylac, Catherine
Auteur
Barnier, C├ęcile
Date
25 mai 1994
Amj
19940525
Heure
24:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 24 heures [1:41]
Titre
Le secrétaire général de l'ONU fait amende honorable en constatant son impuissance à stopper un génocide
Soustitre
De son côté, l'émissaire spécial des Nations unies tente de faire accepter aux deux parties en conflit le déploiement de nouveaux Casques bleus et d'obtenir un cessez-le-feu.
Nom fichier
Taille
5965181 octets
Source
Type
Journal télévisé
Langue
FR
Résumé
- Boutros Boutros-Ghali, le secrétaire général de l'ONU, avoue son échec au Rwanda. Pour la première fois, le responsable de l'ONU fait amende honorable en constatant son impuissance à stopper un génocide. Une prise de conscience qui met à mal l'efficacité des Nations unies et met en cause la responsabilité de toute la communauté internationale.
- Sept semaines de guerre civile et de combats meurtriers. Des estimations qui font parfois état de 500 000 morts. Ce soir l'ONU condamne le carnage au Rwanda et ouvre une enquête sur les tueries. La commission des droits de l'Homme réunie à Genève vient d'adopter une résolution en ce sens : un rapporteur spécial a été nommé pour enquêter sur place.
- Depuis quelques jours des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent stigmatisant l'indifférence de la communauté internationale. Le Rwanda abandonné du monde, c'est aussi le sentiment personnel exprimé aujourd'hui par le secrétaire général de l'ONU. Boutros Boutros-Ghali : "Nous sommes tous responsables de cet échec. Pas seulement les grandes puissances mais aussi les gouvernements africains, les ONG, toute la communauté internationale. C'est un véritable génocide".
- Mais même les bonnes intentions sont difficiles à imposer sur le terrain. L'émissaire spécial des Nations unies poursuit ses pourparlers avec les deux parties en conflit. Il tente de leur faire accepter le déploiement de nouveaux Casques bleus et d'obtenir un cessez-le-feu.
- Pendant ce temps, les combats se poursuivent entre les forces gouvernementales et celles du Front patriotique rwandais. Les réfugiés affluent par dizaines de milliers dans des camps de fortune et une poignée d'humanitaires luttent pour sauver quelques vies humaines.