Page d'accueil
France Génocide Tutsi France Génocide Tutsi
Mise à jour :
5 août 2022 Anglais

Commémorer le génocide des Tutsi au Rwanda, de 1994 à nos jours. Histoire d'une première mémoire

Fiche Numéro 30196

Numéro
30196
Auteur
Korman, Rémi
Date
Février 2022
Amj
20220201
Titre
Commémorer le génocide des Tutsi au Rwanda, de 1994 à nos jours. Histoire d'une première mémoire
Soustitre
Le 7 avril 1999 se déroulait sur le site de Kibeho la cinquième commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda. Lors de son discours, le président de la République, Pasteur Bizimungu, accusa publiquement Mgr Misago, évêque de Gikongoro, d'avoir participé au génocide en déclarant : « Si l'Église regrette les briques et les vitres qui ont servi à la construction de cette église, l'État rwandais voulant en faire un mémorial, que l'Église nous le dise et nous construirons un autre bâtiment ». Ce moment de tension apparaissait révélateur des débats concernant les questions mémorielles : que faire des sites de massacres ? Fallait-il les réhabiliter ou les transformer en sites commémoratifs ? Cette interrogation se posait plus particulièrement pour les bâtiments publics (écoles, mairies, hôpitaux) et les édifices religieux (églises catholiques et protestantes, mosquées). En quels espaces mais aussi sous quelles formes la mémoire du génocide devait-elle se construire ? Enfin, par quels acteurs la politique commémorative devait-elle être initiée et pour qui ? Les survivants ? La nation tout entière ?
Taille
6206982 octets
Nb. pages
4
Type
Article de revue
Langue
FR
Résumé
En trois décennies, le Rwanda a adopté une politique de mémoire particulièrement ambitieuse sur tout le territoire. L'histoire de cette « première mémoire » rend compte des enjeux politiques locaux, nationaux et internationaux dans l'après-coup du génocide des Tutsi au Rwanda. Elle s'incarne dans des moments précis, des espaces et des formes commémoratives spécifiques avec la monstration de restes humains. Cet article propose un panorama de ces évolutions mémorielles au Rwanda depuis 1994.