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Mise à jour :
5 août 2022 Anglais

Les affrontements ethniques au Rwanda auraient fait plusieurs dizaines de milliers de morts. L'opération Amaryllis vient de commencer

Fiche Numéro 29638

Numéro
29638
Auteur
Amar, Paul
Auteur
Joly, Fran├žoise
Date
9 avril 1994
Amj
19940409
Heure
20:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 20 heures
Titre
Les affrontements ethniques au Rwanda auraient fait plusieurs dizaines de milliers de morts. L'opération Amaryllis vient de commencer
Soustitre
Les rebelles font route sur la capitale pour combattre la garde présidentielle et menacent même d'affronter les troupes françaises si elles devaient se trouver sur leur route.
Taille
25152 octets
Nb. pages
3
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- À Kigali au Rwanda, où les affrontements ethniques et politiques auraient fait plusieurs dizaines de milliers de morts.
- Il y a dans ce pays près de 3 000 étrangers dont 600 Français. C'est la raison pour laquelle des soldats français ont été déployés ce matin dans la ville pour commencer l'évacuation des ressortissants occidentaux.
- L'opération a pour nom "Amaryllis". Elle vient de commencer. Ces hommes sont des soldats belges. Ils quittent leur base militaire de Tielen, c'était la nuit dernière. Quelques heures plus tard, à bord de ces avions ils s'envolaient pour Kigali, la capitale du Rwanda. Leur mission : assurer la protection et l'évacuation des ressortissants étrangers bloqués dans une capitale à feu et à sang.
- Parce qu'il faut faire vite, à Kigali même ce matin à 6 h 30, 280 parachutistes français s'emparent de l'aéroport. Leur objectif : tenir cet endroit stratégique et en faire une tête de pont pour évacuer la communauté étrangère ; 1 500 Belges, 600 Français mais également plusieurs centaines d'Allemands, d'Américains, d'Italiens ou de Canadiens.
- Les forces françaises viennent de République de Centrafrique, de Bangui. Et c'est vers Bangui que ces expatriés de toute nationalité devraient être évacués. En ce moment-même, les civils français se regroupent dans la capitale rwandaise. Christian Dardanne, ressortissant français à Kigali : "On a un point de ralliement qui est l'école française de Kigali. Pour l'instant ça ne concerne que les femmes et les enfants. À l'école française de Kigali, on est pris en charge par les militaires. Les consignes sont très simples : ne pas sortir des habitations, préparer un sac dans l'éventualité d'un départ".
- Le plus difficile pour les parachutistes du 3ème RIMa est d'assurer une liaison entre l'aéroport et le centre-ville. D'autant que la situation reste confuse et que les combats ont repris entre rebelles et forces gouvernementales. Il semblerait même, ces dernières heures, qu'il soit devenu extrêmement périlleux pour les soldats français de tenir l'aéroport de Kigali.
- Ce soir, la Croix-Rouge internationale ne parle plus de milliers de morts mais de dizaines de milliers de victimes.
- Les rebelles font route sur la capitale pour combattre la garde présidentielle et menacent même d'affronter les troupes françaises si elles devaient se trouver sur leur route. La guerre civile, la guerre entre ethnies hutu et tutsi, est de nouveau en marche au Rwanda.
- Lieutenant-colonel Pochet, "commandant adjoint des forces de l'ONU à Kigali" : "Les expatriés n'ont jusqu'à présent pas été la cible des combats et des exactions. Pour l'instant, on demande à tout le monde de rester sur place et de ne se rassembler qu'au moment où tout sera clarifié. Tous les ressortissants sont, par l'ambassade, au courant de ce qui se passe et de ce qu'ils doivent faire au moment voulu. Il y a une unité française qui occupe l'aéroport à ce moment-ci. Des soldats belges vont arriver dans les prochaines heures. Et demain nous serons vraiment en nombre pour évacuer tous les ressortissants qui le voudront en toute sécurité".