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Mise à jour :
17 novembre 2021 Anglais

Henri Konan-Bédié, Président de la Côte d'Ivoire : « Nous avons eu à faire savoir au gouvernement français que nous approuvions son initiative qui est une action humanitaire en faveur de nos frères et de nos sœurs du Rwanda. La Côte d'Ivoire n'a pas l'habitude d'envoyer des troupes à l'étranger lorsqu'il s'agit de participer ou de régler des conflits armés »

Fiche Numéro 3535

Numéro
3535
Auteur
Poivre d'Arvor, Patrick
Auteur
Allémonière, Patricia
Auteur
Cosset, David
Date
12 juillet 1994
Amj
19940712
Heure
20:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 20 heures [4:51]
Titre
Henri Konan-Bédié, Président de la Côte d'Ivoire : « Nous avons eu à faire savoir au gouvernement français que nous approuvions son initiative qui est une action humanitaire en faveur de nos frères et de nos sœurs du Rwanda. La Côte d'Ivoire n'a pas l'habitude d'envoyer des troupes à l'étranger lorsqu'il s'agit de participer ou de régler des conflits armés »
Soustitre
À Kigali, les soldats de la minorité tutsi savent qu'ils ne peuvent diriger sans l'accord de la majorité. Alors ils tentent de réconcilier les ethnies.
Taille
13838965 octets
Source
TF1
Fonds d'archives
INA
Type
Journal télévisé
Langue
FR
Résumé
- Le retrait de l'opération Turquoise au Rwanda commencera fin juillet ou début août a annoncé Alain Juppé. Une décision dont le Front patriotique rwandais s'est félicité. Le retrait sera progressif afin d'assurer une relève avec les Casques bleus de la mission d'assistance de l'ONU d'ici au 22 août.
- Pendant ce temps à Kigali, la vie tente de reprendre le dessus. Hutu et Tutsi retournent dans leurs maisons et s'interrogent sur l'avenir.
- Plusieurs centaines de familles ne peuvent pas encore rentrer chez eux : elles habitent dans les collines plus à l'Ouest, celles qui ne sont pas encore pacifiées, celles où traîneraient des miliciens. Alors elles restent dans le camp de Ndera. Dans ce centre établi par le Front patriotique rwandais, Hutu et Tutsi ont appris à vivre côte à côte. Les militaires ont pris les choses en main.
- Appartenant à la minorité tutsi, les soldats savent qu'ils ne peuvent diriger sans l'accord de la majorité. Alors ils tentent de réconcilier les ethnies. La population aujourd'hui, après des mois de massacres, est prête à donner sa confiance au FPR. Elle a trop souffert. Les handicapés qui portent la marque des machettes se comptent par milliers.
- Les forces armées anti-gouvernementales qui sont en train de l'emporter seront-elles assez sages pour accepter de partager le pouvoir ? C'est la question que tout le monde se pose. Une chose est certaine, le renforcement de la présence internationale, l'arrivée de la MINUAR II, ne peut que réduire les risques de dérive.
- Interview de Henri Konan-Bédié, Président de la Côte d'Ivoire, par Patrick Poivre d'Arvor. Patrick Poivre d'Arvor : - "On a vu au Rwanda des Nigériens, des Sénégalais. On ne voit pas d'Ivoiriens. Vous êtes opposé à cette opération Turquoise ?". Henri Konan-Bédié: - "Non, pas du tout. Au contraire nous avons eu à faire savoir au gouvernement français que nous approuvions son initiative qui est une action humanitaire en faveur de nos frères et de nos sœurs de ce Rwanda. La Côte d'Ivoire n'a pas l'habitude d'envoyer des troupes à l'étranger lorsqu'il s'agit de participer ou de régler des conflits armés. Nous avons nous-mêmes à la frontière de la Côte d'Ivoire, sur la frontière du Libéria, un conflit local pour lequel nous avons dû mobiliser nos troupes pour assurer la sécurité et la paix des populations".