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Mise à jour :
5 août 2022 Anglais

Marin Gillier : « Nous sommes allés [à Bisesero] et nous y avons trouvé des centaines de cadavres, certains anciens, d'autres beaucoup plus récents »

Fiche Numéro 29835

Numéro
29835
Auteur
Bilalian, Daniel
Auteur
Boisserie, Philippe
Auteur
Maisy, Éric
Date
1er juillet 1994
Amj
19940701
Heure
13:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 13 heures
Titre
Marin Gillier : « Nous sommes allés [à Bisesero] et nous y avons trouvé des centaines de cadavres, certains anciens, d'autres beaucoup plus récents »
Soustitre
Pour la première fois, des soldats français ont sauvé des guerriers tutsi dans la zone des combats.
Taille
22529 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Une première fausse note à propos de l'opération française au Rwanda : le rapporteur spécial de la Commission des Droits de l'homme de l'ONU, qui est un ivoirien, qualifie d'"intervention politique" la présence française au Rwanda et "qui n'arrange pas forcément les choses" dit-il. "La France aurait plutôt intérêt, poursuit-il, "à s'inclure dans une force neutre".
- Sur le terrain pour la première fois, des soldats français ont sauvé des guerriers tutsi dans la zone des combats.
- Ils chantent le Seigneur de les avoir sauvés. Ils chantent pour tous ceux qui n'ont pu échapper au massacre. Depuis deux mois et demi, ces Tutsi se terraient dans la montagne.
- Hier soir [30 juin], l'espoir est arrivé avec les militaires français. Pendant plus de trois heures, six hélicoptères ont évacué les plus gravement blessés d'entre eux, une centaine. Au petit matin, une dernière petite fille est emmenée. Un peu plus loin, un médecin prodigue soins et réconfort aux autres, pour tenter d'apaiser tout ce que leurs yeux ont pu voir, tout ce que les militaires ont découvert.
- Marin Gillier : "Nous sommes allés dans le petit vallon qui part au nord-est de cette position. Et nous y avons trouvé des centaines de cadavres, certains anciens, d'autres beaucoup plus récents".
- Les premiers secours se font avec les moyens du bord, assez pour faire réapparaître des sourires sur les visages des enfants, du soulagement chez les plus grands. Éric Nzabihimana : "Dès qu'ils sont arrivés, nous avons espéré revivre. Maintenant, nous souhaiterions rester ici et être protégés ici, au lieu d'être déplacés dans un autre coin".
- Jacques Rosier : "Pour le moment, il n'est pas question qu'on parte. Et si moi je pars, j'aurai une relève. Ça c'est évident. Les gens ne seront pas abandonnés ici".
- Sur la montagne surplombant ce nouveau camp, des Hutu en armes. Ils observent. Hier [30 juin], les militaires français les ont vigoureusement repoussés. Une interposition à haut risque. Tous les soldats de l'opération Turquoise sont déployés dans la zone gouvernementale hutu.