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Mise à jour :
1 novembre 2021 Anglais

Dans le camp de Bukavu des responsables de massacres se mêlent aux milliers de réfugiés […]. Mais il n'y a pas de police à Bukavu. Et certains responsables de tueries ont trouvé refuge en toute impunité dans le camp

Fiche Numéro 29099

Numéro
29099
Auteur
Bromberger, Dominique
Date
29 juillet 1994
Amj
19940729
Heure
20:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 20 heures
Titre
Dans le camp de Bukavu des responsables de massacres se mêlent aux milliers de réfugiés […]. Mais il n'y a pas de police à Bukavu. Et certains responsables de tueries ont trouvé refuge en toute impunité dans le camp
Taille
18939 octets
Nb. pages
2
Source
TF1
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Edouard Balladur a annoncé aujourd'hui à Abidjan que le retrait des soldats français engagés au Rwanda avait d'ores et déjà commencé. 180 militaires des 2 500 militaires de l'opération Turquoise sont rentrés, 120 autres regagneront la France dans les prochains jours. Les soldats français seront peu à peu remplacés par des soldats africains.
- De son côté le ministre de la Défense, François Léotard, a déploré au cours d'une visite à Washington que la France se soit trouvée bien seule jusqu'à présent pour faire face au drame rwandais. François Léotard : "La France n'est pas à elle seule l'Organisation des Nations unies. Et c'est un peu effrayant de voir qu'à chaque fois qu'il y a un besoin de cette nature on se tourne vers le seul pays qui le fournit, c'est-à-dire la France !".
- Les autorités françaises tentent de favoriser le retour des réfugiés dans leur pays. Un certain mouvement s'est même amorcé en ce sens. Mais un problème reste posé du fait de la présence de miliciens responsables des massacres au milieu des camps.
- Dans le camp de Bukavu, au sud du Rwanda, des responsables de massacres se mêlent aux milliers de réfugiés. Certains sollicitent même l'aide d'organisations humanitaires. Leur comportement suspect dissimule mal les exactions passées. L'un des prêtres officiant dans ce camp a réuni des témoignages et des documents sur les massacres. Il affirme que, sous la contrainte, des hommes ont tué de façon planifiée. Ces documents, il les a transmis à la commission des crimes de guerre de l'ONU. Mais il n'y a pas de police à Bukavu. Et certains responsables de tueries ont trouvé refuge en toute impunité dans le camp.
- Mais l'urgence, c'est d'abord assurer la survie des centaines de milliers de réfugiés de Goma. Leur retour vers le Rwanda s'effectue de façon progressive. Pour l'instant, 60 000 réfugiés ont franchi la frontière. Il reste encore plus d'un million d'entre eux à Goma.
- Les affrontements ethniques s'étendent au Burundi voisin : 2 000 personnes, en majorité des Tutsi, ont été tuées au cours de la semaine écoulée.